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Le Soir du mardi 19 octobre 1999

Bruxelles A découvrir les 23 et 24. Quarante artistes ouvrent leurs ateliers rue desTanneurs.

Nous ne sommes pas les artistes d'une péniche ou d'un bâteau-lavoir, commente Jean-Pierre Muller. Nous ne sommes pas la Factory. Nous partageons uniquement ce lieu. Il n’y a pas d’idéologie qui nous sous-tend. Nous sommes tous des individualités qui voulont faire partager la vie d’artiste au public. Loin de la fantaisie du type bohème qui partage sa bouteille de gros rouge avec ses compagnons. Nous voulons aussi attirer l’attention du public sur la situation sociale précaire de l’artiste et de l’absence de statut.

C’est pourquoi quarante artistes regroupés dans l’ASBL Moving Art Studio ont décidé d'ouvrir, les portes du 56, rue des Tanneurs le week-end du 23 et 24 octobre de 10 à 18 heures.

UN SUPERBE BATIMENT EN VOIE DE CLASSEMENT

Il s'agit du bâtiment des anciens magasins Merchie-Pede construit au début du siècle par l'architecte Timmerman. Il comporte une magnifique verrière et des ferronneries élégantes qui sont en voie de classement ainsi que la façade. Sur les plus de 3.000 m² répartis sur cinq étages, une trentaine d'artistes de tout, poil ont établi leurs ateliers. Ils ont invité une dizaine de collègues bruxellois pour ce weekend.

Nous sommes installés ici de plus 3 ans et avons une convention avec le propriétaire pour occuper les lieux, précise Hughes Dubuisson. Moving Art a rafraîchi le bâtiment et nous lui payons un loyer (10.000 F pour 200 m²). Mais il y a deux ans, le CPAS a racheté les anciens magasins avec le Palais des Vins. Ils ont un projet pour ce site et nous devrons bientôt partir.

Le CPAS y prévoit entre autres une antenne sociale, des commerces et du logement accessible à ceux qui pourraient prétendre à un logement social. Il est en train d'établir le projet définitif et va demander sous peu les permis et les adjudications. Le calendrier de départ a été fixé avec Moving Art.

Nous n'avons encore aucune idée où nous allons aller, souligne, Hughes Dubuisson. Mais nous voulions absolument montrer les lieux au public.

Herme Bokhorst.